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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:25

Pendant longtemps, on a cru que les Béninois avaient pris conscience de la nécessité de préserver la fertilité des sols contre d'éventuelles atteintes. Depuis lors, l'usage de l'engrais artificiel a plutôt pris le pas sur l'utilisation du compost et d'humus dérivés de l'usage des plantes fertilifaires destinées à enrichir les terres cultivables une fois les feuilles mortes tombées. A vrai dire, il s'agit de privilégier l'agroforesterie. Elle met l'accent sur l'utilisation des plantes fertilisantes. A ce titre, les techniciens parlent du poids d'angole, du moucouni, du niébé et de l'arachide. Cela accentue la fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol concernée consiste à semer du mais puis, 45 jours après, planter du poids d'angole par exemple. Cela pourra durer 2 ans avant de perdre sa capacité de production et de fertilisation de sol.

 

 Il en est pratiquement de même pour les autres plantes fertilisantes. Pendant ces deux ans, les feuilles qui tombent contribuent à fertiliser avec force le sol. C'est une pratique dont l'efficacité est prouvée grâce à sa mise en expérimentation par des chercheurs les plus avertis de l'Afrique. L'engrais naturel qu'elle génère contribue à enrichir énormément le sol et cela par opposition aux intrants importés qui ne font rien d'autre que d'appauvrir le sol.

 

Nombreux sont les scientifiques qui, à l'issue de l'observation se sont aperçus que les feuilles qui tombent viennent produire de la biomasse au contact avec l'air, l'insolation, la température et les micro-organismes contenus dans le sol. Cette biomasse contribue à produire de l'humus très fertilisant et favorable à une production agricole particulièrement optimisée.

 

En ce moment où le retour à la terre s'est révélé une imminence, il est impératif que le politique change la donne. Cette forme de mutation lui permettra de faire agir le secteur agricole en privilégiant les potentialités existantes tout en prévoyant la capacité des sols à produire sur le long terme. Le fait que la mécanisation de l'agriculture soit en cours reste un atout fondamental.

 

Mais une mécanisation qui occulte le souci de la rentabilité des sols est stérile. Telle est la raison pour laquelle la nouvelle génération d'agriculteurs doit être éduquée avec la méthode de fertilisation des terres exclusivement axée sur l'ethno climatologie. Cette approche reste le levier le plus précieux à actionner par le gouvernement s'il est vrai qu'il a pris conscience du nouvel enjeu « travailler les espaces cultivables les plus disponibles pour s'acheminer progressivement et assurément vers l'autosuffisance alimentaire, gage du développement économique au Bénin ».Sourcelink

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