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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 08:18

L'Association Autrement jeune en collaboration avec notre compagnie vous informe qu'un stage de vacance se tiendra dans la ville de Yaoundé du 17  au 29 décembre 2010.

    Au  programme:  DANSE Nos-ateliers 1392

                              -Initier les jeunes sur    la  célèbre danse   bantou, de   la  forêt appellée KOE(danser en communicant avec le tam-tam)

 

 

 

   PERCUSSION  Nos-ateliers 1382

   Initier  sur les Bases de l'ESANI:musique pour celebrer le  mérite en pays Beti.

 

   Pendant  7 jours, les ateliers se tiendront de14h à 16h.

   Le spectacle de clôture aura lieu le 29 décembre à 16h avec les différents encadreurs et trois club danse de grands établissements scolaires de la ville de Yaoundé.

 

  Pour plus d'informations sur les lieux et les modalités, vous pouvez nous écrire ou appeler au:(00237)77 36 94 73

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:28

  xindienchouette

 

 

 

O GRAND ESPRIT , dont la voix se fait entendre dans le vent et qui d’un souffle anime tout l’Univers , écoute-moi

 

Je suis un de tes enfants , petit et faible . J’ai besoin de ton aide et de ta Sagesse .

 

Que mes oreilles soient attentives à ta voix . Que mes yeux contemplent à jamais la Splendeur d’un Soleil Couchant . Que mes mains respectent la Création .

 

Rends-moi sage afin que j’apprenne ce que tu as enseigné à mon Peuple : la Leçon cachée en chaque feuille  sous chaque  rocher .

 

Je demande la Force , non  d’être Supérieur à mes Frères mais de combattre mon  pire  ennemi : moi-même .

 

Fais que je sois toujours  prêt à venir à Toi les mains sans tache  , le regard  limpide .

 

Quand ma Vie s’éteindra  comme un  Soleil Couchant , je veux que mon Âme puisse aller vers Toi en toute Confiance .

 

 Prière trouvée à la Boutique Miguen , à Odanak

 

 


 

PRIÈRE 

xindiengiftAMOUR , COMPASSION , HONNEUR

 

Grand Père, Regarde comme nous sommes fragiles

Nous savons que dans toute la création

Seule la famille des hommes s'est écartée du chemin sacré.

Nous savons encore que nous sommes divisés et

Nous savons que nous devons nous rassembler

Pour avancer dans le chemin sacré

Grand Père, Très Saint, Apprends-nous l'amour, la compassion, l'honneur

Pour que nous puissions guérir la terre

Et nous guérir mutuellement

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Esingan Nkùl Beti
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 08:42

 

 

Danser,  c’est transformer le son d’une musique ou les ressentis profond de l’âme en mouvement. C’est une expréssion, une réponse corporelle à un ressenti spirituel  que l’homme éprouve face à une mélodie donnée. On peut aussi dire que par la danse, l’esprit par l’intermédiaire du corps vise en quelque sorte à accompagner, à se laisser porter par les vibrations (pas toujours visible à tous), de l’harmonie  musicale qu’il trouve agréable. 

 

        A partir de cette définition, nous pouvons donc comprendre que l’essentiel pour tout bon danseur, est avant de pouvoir traduire le son en mouvement, dans le fait d’avoir un bon ressenti spirituel à partir du moment où il veut en toute purèté pouvoir bien pénétrer dans les  vibrations d’une harmonie musicale.  L’essentiel ne peut donc pas être le corps en soi qui n’est qu’un instrument entre les mains de l’esprit exactement comme le sont les intruments musicaux entre les mains de quelqu’un d’aviser à savoir,  reproduire les sons que l’esprit de celui-ci a déjà trouvé dans les plans subtils où l’instrumentiste est allé les chercher. Ici aussi, c’est pareil pour le danseur ; son  corps, lui aussi en tant qu’instrument, ne fait que traduire  symboliquement l’expérience de la musique que son esprit fait.

 

        Pour bien préciser ce que je veux dire, attardons nous  un court instant au sujet du symbolisme pour dire qu’à jamais, tout ce que l’homme terrestre perçevra avec ses yeux,  touchera avec ses mains terrestres et aussi ressentira terrestrement, ne pourra jamais qu’être un symbôle mais ne constiturera jamais  le fond du problème, n’expliquera jamais rien en soi, c’est pourquoi il ne sera jamais que quelque chose de symbolique autrement dit, quelque chose qui ne sera jamais que comme un témoin de seconde d’un évènement réel qui, lui,  se trouvera toujours dans l’ « au dela » et par conséquence que l’intellect ne peut entièrement contrôler.

 

         Mais à la vérité, même dans « l’au dela » nous sommes encore loin de la vie réelle telle qu’elle est dans le Royaume spirituel. Ici seulement aussi en effet, les bienheureux qui vivent dans ces contrées, du fait justemment qu’ils connaissent la Vérité, n’ont plus besoin de symboles à interpréter. Ils regardent comme qui dirait la Vérité face à face.

 

        Un danseur est donc quelqu’un qui traduit corporellement l’harmonie des sons. En conséquence de ceci,  il porte aux yeux des lois de la vie, une immense responsabilité sur ses épaules. Son art l’y obligeant, il doit être par son corps comme une sorte de messager qui nous renseigne sur l’harmonie et la purété des plans élévés et aussi du fait de cette immense responsabilité il doit être assez avisé pour ne pas accepter de danser n’importe quoi au risque de devenir complice des choses qu’il ne contrôle pas et qui peuvent lui coûter plus tard excéssivement cher.

 

        La responsabilité du danseur repose dans le fait que tout mouvement produit par l’homme est une forme d’expression qui communique un message qui n’est pas toujours facile à identifier avec notre cerveau mais que l’esprit lui reconnaît. Ceci signifie que même s’il bénéficie terrestrement dans ses actes de ce qui est considéré comme étant des « circonstances atténuantes » autremement dit,  même si  l’homme n’est pas souvent directement responsable devant les lois humaines, il devra tout de même rendre compte un jour devant la Justice Divine qui, Elle est parfaite jusque dans Ses plus fines nuances. La Justice du Seigneur voit clairement dans Son omnisagesse toutes les connatations qu’expriment un  mouvement, tous les enjeux directs et indirects qui tournent autour et toutes les conséquences aussi.  C’est pourquoi un artiste, le véritable artiste se doit avant tout de bien connaître Sa Volonté.

 

           L’homme ne peut se cacher ici nulle part car à travers des mouvements exécutés par un individu ou  par un peuple, sa démarche, sa façon de s’ahabiller, on peut reconnaître la noblesse et  l’élévation de celui-ci. On peut aussi découvrir ses forces et ses faiblesses. C’est en cela que nos danses traditionnelles doivent encore beaucoup évoluer. Il leur reste souvent encore, comme aux êtres humains qui les exécutent trop de chemin à faire au plan spirituel.

 

         Ce qui leur manque, les danseurs ne peuvent le retrouver qu’en travaillant sur eux au niveau spirituel et la seule forme d’expression de notre esprit est dans l’art.  Une oeuvre de l’esprit  ou artistique ne peut être qu’une œuvre de  lumière, beauté, clarté, noblesse, harmonie Ces exigences doivent reposer sur toutes les expressions artistiques.il ne peut en être autrement parce ce l’esprit est au service de la Volonté du Créateur, et qu’il ne peut s’exprimer autrement qu’en oeuvrant dans le sens de toutes les lois de l’Univers. Celui qui œuvre sur cette terre pour que son œuvre soit laide ou encore de façon unilatérallement intellectuelle n’est pas à sa place ou encore sert les ténèbres. Or, ce monde lui, appartient à la Lumière; qui est Beauté.

 

            S’il est vrai que l’Esprit triomphera par son rayonnement les ténèbres et que Lui Seul sauvera le monde de toutes les déviations et errement intellectuelles que notre monde connaît aujourd’hui, s’il est vrai que l’homme aura la possibilité de se sauver s’il produit des oeuvres justes (oeuvres  parmis lesquelles fait aussi partie la Danse) au nom de cet Esprit qui le reconnaîtra comme Lui appartenant ainsi, alors, tous les danseurs qui aujourd’hui limitent et enchaînent aujourd’hui leur « art » juste au dessous de la ceinture doivent être sérieusement sur leurs gardes.

 

           Un danseur authentique ne peut pas ne pas être en tant qu’artiste quelqu’un de négligé, d’indifférent,...mais de profondément spirituel (ce qui n’a forcément rien à voir avec le fait d’être  un fidèle des Eglises.) en tant que porteur de Lumière, le danseur doit être quelqu’un d’harmonieux, de noble et de beau. C’est un ambassadeur, c’est un enseignant, c’est un modèle qui doit donner l’exemple à partir du moment où il a découvert l’Esprit dans Son inéffable Grandeur.

 

          Le Danseur pour qui ce fait de danser est aussi son gagne pain  autrement dit, celui pour qui c’est un métier comprend donc que le fait de danser et tout ce qui tourne autour, ne se limite pas que sur la scène. L’art a ses exigences.

 

            Ce n’est que très malheureux si, au nom de la danse, et cela parce qu’on veut faire de l’éffet, les ténèbres, à travers des  hommes d’affaires véreux et pour leurs affaire, veulent faire de la femme terrestre un objet qu’ils poussent de plus en plus chaque jour à se dénuder. Dans la réalité, ceci n’a en éffet rien à voir avec la danse. On ne peut pas jouer avec la pudeur (qui témoigne de la maturité spirituelle) au profit de la danse. Ce serait une contradictition. De toute façon,  le spectacle aurait été tout aussi intéressant si elles étaient habillées (quand elles savent réellement danser) quand la valeur des mouvements aurait été la même. De toutes façons, objectivement, la  dépravation de mœurs au nom soit disant de la danse est une autre chose, ceux qui l’encouragent veulent tuer l’esprit en l’homme et ont déjà conscienmment ou non pactiser avec la ruse pour qui cela est une bonne chose de traiter ainsi les êtres humains.

 

         Il est doublement regrettable que les feministes qui, soient disant, se battent au nom des femmes (trouvez la nuance) aient accepté que  celle-ci soit ainsi prise en otage par le commerce (le petit et le grand ). Connivence, ignorance, personne ne sait. En tout cas, ceci est un signe que les féministes (des êtres qui ont bradé leur statut de femme) se sont perdues dans leurs revendications et ignornent tout sur le véritable statut de la femme dans cet univers de même que la véritable mission spirituelle de celle-ci.

 

          La femme, en elle-même, est une œuvre d’art. C’est un être de beauté, de lumière, d’harmonie, de douceur et de paix qui doit inspirer cela à l’homme. C’est pour cela qu’elle aime, tout ce qui est beau, lumineux...Elle joue d’autant mieux ce rôle justemment plus elle est pudique.  Dans le cas contraire, elle fait tout le contraire de sa mission à elle dévolue par son Créateur et répand de ce fait, uniquement la corruption.

 

          C’est une bonne chose qu’en Afrique on aime tant la danse. Ici en Afrique, on danse et on chante à toutes les occasions.  Pas seulement pour des moments de joie, mais pour chaque circonstance, ou bien on pourrait aussi dire sans que cela ne soit faux, que dans notre continent  chaque évènement s’accueille avec joie et cela en dit long sur la nature optimiste des africains. Cela est un signe que  le lien avec l’Esprit n’est pas encore complètement coupé même si les ténèbres le rongent actuellement à la racine en voulant faire parader les femmes nues sur les scènes.

 

 

          Tout ce qui est grand et qui par conséquent vient de l’Esprit ou nous relie à Lui est simple. L’art et avec lui la danse appartient aux gens aux cœurs simples. Aux personnes qui ont encore le temps d’aimer la Vie, qui connaissent la valeur bienfaitrice d’un sourire, le bonheur d’une joie qui se partage, que la santé est dans le mouvement, que  l’union et la compassion sont des forces.

 

         En ce temps ou tout est entrain d’aller par le fond, La danse aujourd’hui dans certains cercles connaît du mépris, on l’accueille avec suffisance et certains considèrent qu’elle ne concerne que ceux qui ont raté leur vie.  Cela est malheureux  et ne prouve qu’une seule chose ; notre petite planète tourne dans le sens contraire du but qu’elle devait normallement poursuivre avec des esprits humains spirituellement déjà somnolents ou morts.

 

        La faute revient à qui ? Uniquement aux danseurs qui ne jouent pas bien leur rôle à cause de la corruption  et du sommeil ambiantes.Une corruption face à laquelle, ils ne font que succomber. C’est à eux, aux danseurs de donner de la valeur à leur art. C’est un acte d’amour qu’ils feront ainsi aux masses ignorantes et qui ne comprennent rien du sacré de leur mission à laquelle ils rendront compte au Seigneur sur l’immense grâce qu’ils ont eu de pouvoir danser.

 

          Malheur aussi aux personnes qui dénigrent les danseurs parce que par entêtement, ils ne veulent pas parvenir à la reconnaissance étant donner qu’ils veulent vivre dans un univers à part.

 

          La danse ne sera jamais méprisable tant qu’elle reposera sur les valeurs portées par l’art. !

 

        La danse nous fait connaître la nature des peuples étrangers sans voyager

Elle nous éloigne du stress, de l’angoisse, de l’obésité

Elle nous apprend à respecter la différence

Elle nous fait vivre et expérimenter les valeurs simples de la vie dans l’échange et l’union

Elle nous arrache un sourire même quand nous sommes en larme

A travers ses chants nous apprenons nos langues maternelles

Elle est appelée de partout pour représenter les valeurs culturelles de nos peuples.

 

 

 IL est important pour ceux qui ne le savent pas, de connaître les règles qui s’appliquent à la danse  et les occasions pour cela ne manquent pas en Afrique de s’exprimer au moins avec dignité et noblesse.

 

La danse est un art sacrée.

 


                                                Très cordialement

                                                  

Achille Bertrand Zambo Zambo

  

     


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Esingan Nkùl Beti - dans ayoan Esingan
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:51

Une expérience aux frontières de la mort vécue par Nicole Dron

Nicole Dron est française, née en 1941 dans l'Aisne. Elle a été l'un des premiers "témoins" à accepter de parler publiquement de son expérience, sans volonté de publicité. Par le biais de conférences et en participant à des émissions radiophoniques et télévisées, elle a beaucoup contribué à la reconnaissance des EMI (expériences de mort imminente) dans le grand public ainsi que parmi les chercheurs et scientifiques intéressés. Depuis plus de vingt ans, Nicole Dron sillonne infatigablement la France et les pays francophones afin de sensibiliser tous ceux que son récit peut aider.

Voici son témoignage

Il m’a été donné de vivre il y a plus de 40 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m’a donné la certitude que la mort n’existe pas. Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d’un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie.

45 secondes d’éternité

Cela se passait donc en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j’ai fait une très grosse hémorragie. J’ai été hospitalisée et opérée d’urgence. En cours d’intervention (hystérectomie ou ablation de l’utérus), une seconde hémorragie s’est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s’est arrêté de battre pendant, m’a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat.

Et pendant ces 45 secondes, j’ai vécu un instant d’éternité !

Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c’est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi . J’ai pris conscience que j’étais l’habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération. Je l’ai donc regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage. Cela n’avait déjà plus d’importance parce que ce corps n’était pas réellement moi, il n’était que mon véhicule. J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : "Elle me pète entre les mains !". Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération.

Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs. Tout m’a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l’action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d’attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n’ayant jamais eu l’occasion de m’y rendre !

Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. Je voyais qu’ils arpentaient la pièce et moi j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j’étais) sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !

Mais, en même temps, je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être " moi ", mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être, ce qu’il valait en tant qu’être humain. La même chose s’est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l’âge de 25 ans. Il s’était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j’avais l’impression de leur avoir pris leur fils et qu’ils ne m’aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beau-père, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l’affection qu’il avait pour moi et j’étais capable de voir au-delà de mes propres projections.

Propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière

Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : "Ca y est ma fille, tu es morte". Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseigné toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : "On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale". Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.

Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre.

Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots . Cette lumière était aussi un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : "Je suis". C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J’avais retrouvé ma patrie. J’étais devenu l’Amour et j’étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d’entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.

Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j’avais 11 ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Mais il était là et il vivait ! Et j’étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. Il était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai "dit" : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir !" Il m’a dit qu’il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J’ai compris que les liens d’amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c’était lui. Je pense qu’il s’agit d’une reconnaissance d’âme à âme .

J’ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n’ai jamais vu sinon sur photo. J’ai été très surprise qu’il m’aimait et me connaissait bien. Il m’a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J’ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m’a dit que l’on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu’il n’était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour.

J’ai rencontré également des êtres que je n’ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j’éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j’aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu’ils m’accompagnent et me guident dans cette vie.

Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J’étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L’herbe elle-même était plus verte. Il y avait d’autres fleurs, d’autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telles que j’ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur.

Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin et de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la Vie.

"Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?"

J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de 1’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Etre de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu’il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu. Cette voix m’a demandé : "Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?". J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances.

Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m’entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l’a dit Emerson : "de faire tout le bien qui existe dans l’individu", de l’aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui-même. Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve.

La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s’approfondir avec le temps.

Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J’ai retrouvé mes émotions d’enfant. J’ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie.

C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient et j’étais aussi l’autre partie du moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C’était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n’ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m’étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux-qui m’entouraient. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le coeur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela.

Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l’amour absolu et de la sagesse ! C’est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C’est à ce moment que l’on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C’est là que l’on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" !

Mais cette prise de conscience s’accompagne aussi de compassion pour soi car l’on découvre que l’ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles.

La transformation et la rigueur s’imposent à nous car si l’on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l’égoïsme en altruisme, etc . Il faut du temps et le vouloir .

Mais je sais que c’est la chose la plus importante que nous soyons venu réaliser ici-bas et je suis en route sur ce chemin, peinant très souvent, mourant de ne pas mourir comme l’a dit Saint Jean de la Croix, mais avec dans le coeur l’espoir de la délivrance. Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j’ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n’y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n’étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C’est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude.

Je comprenais et je renaissais

Il m’a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m’avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j’ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. Il m’a été dit que lorsque je reviendrai, j’oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d’entre-elles se sont effacées. Je n’en ai ramené que des miettes et je le regrette.

Quand je dis "on" m’a montré ou "il m’a été dit", c’est une façon de dire que je recevais ces informations d’un être (frère, etc .) ou tout simplement de la grande Lumière. C’était comme si j’étais dans une classe d’enseignement sans professeur.

Donc j’ai vu mes enfants grandir et j’étais très fière d’eux. Il m’a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d’entre-eux partiraient à trois semaines d’intervalle. Cela m’avait frappé.

Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d’intervalle et ma belle-mère transitait l’année suivante... J’avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés.

Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n’existait pas) j’ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J’avais toute une information sur les civilisations disparues dont l’Atlantide et sur Jeanne d’Arc aussi. Je sais que j’ai su, mais j’ai oublié l’information. L’on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l’univers, qu’à l’intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j’appartiens, mais comment j’ai aimé et ce que j’ai fait pour les autres et que seule la qualité d’être d’un individu est importante.

L’on m’a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l’unité était bien et que ma vie, par rapport à l’éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J’étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement.

Il m’a été montré aussi le futur de l’humanité. J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver SI on ne changeait pas. J’insiste sur le si car il est déterminant. L’on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n’était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J’ai senti néanmoins l’extrême urgence d’une grande transformation individuelle et planétaire de l’humanité et la nécessité d’instaurer la paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit.

Mais il est vrai qu’il y a 40 ans, alors que tout était florissant, j’ai vu le chômage s’étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, éruptions volcaniques, intempéries, etc . et bien d’autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n’arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l’amour et de la conscience.

J’ai vu aussi que j’avais déjà vécu sur cette terre. L’on me montrait certaines tranches d’autres vies et le lien qui les unissait toutes. L’on me disait que l’on revenait sur terre tant que l’on n’avait pas acquis assez d’amour et de sagesse, que tout était une question d’évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident.

Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m’a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l’important n’est pas de s’accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer.

Au niveau de l’absolu, au-delà de l’espace et du temps, il n’y a que la vie, la Grande Vie . Mais dans notre dimension limitée où s’inscrit le temps et l’espace, nous ne prenons conscience que d’un segment, que d’une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu’il y a à connaître. Et pourtant...

Et l’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre et que c’était imminent. Je ne sais plus si c’est une entité telle que le Christ qui doit s’incarner sur cette terre physiquement ou si c’est sa conscience dont nous sommes chacun une étincelle en devenir que nous devons laisser s’épanouir en nous jusqu’à la dimension "Christ", mais j’ai pleuré car je comprenais que sa venue était la seule chose qui nous sauverait.

Le Christ, tel que je le comprenais dans cette expérience (je n’ai pas la prétention d’avoir saisi tout son mystère) représentait toute la plénitude de la vie dans tout ce qui Est. C’était la conscience, l’amour et la vie qui se manifestaient totalement dans l’être humain et dans l’humanité délivrée de ses misères humaines. Il n’appartenait à aucune religion puisqu’Il était au coeur de toutes. C’était la plénitude de Dieu dans l’homme. Je comprenais et je savais que ce qui nous sauverait de nous-mêmes et qui éviterait guerres, catastrophes et calamités serait d’éveiller cette dimension Christ en nous.

"Je veux me marier avec toi ."

J’ai aussi le souvenir d’être allée de plan en plan. C’est même beaucoup plus subtil que cela. J’avais l’impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d’or et de pierres précieuses. C’était la gloire des gloires.

Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J’ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j’avais passés sur terre et ce que j’avais fait de cette opportunité.

Puis il m’a été montré que j’aurai beaucoup d’épreuves et de souffrances dans le temps qu’il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j’ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l’on m’a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J’ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l’enfer était sur terre et j’étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m’a fait comprendre qu’on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter.

Il peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J’aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n’avais plus qu’un seul désir : celui d’arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l’épreuve, la souffrance ou la maladie, on s’insurge, on se révolte. De "l’autre côté", l’on en comprend le pourquoi et l’on en voit les résultats. Et tout s’éclaire .

Et l’on m’a montré un mur de pierres précieuses et l’on m’a invité à être une de ces pierres.

J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi .".

Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d’humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis .

Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà cela dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque.

"C’est la blessure qui guérit" comme l’a si bien dit un expérienceur suisse.

Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. Il m’a conseillé de ne pas parler de cette expérience à mon réveil et d’attendre 17 ans avant d’en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire.

Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.

Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir

Et pour moi c’est cela le drame de l’existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L’on rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal les uns les autres ...

On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j’avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d’une grande amplitude, d’une grande douceur et qui me faisait fondre d’amour.

J’ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l’arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j’aurais voulu garder toujours en moi.

Je ramenais une parcelle d’éternité et le sentiment d’avoir compris toutes choses. Tout était bien .

Mais en m’éveillant, la douleur s’est éveillée aussi, (j’étais ouverte du nombril au pubis) et toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n’en ai ramené qu’une infime partie .

Cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie

Aujourd’hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. Il n’y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n’est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi . Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d’ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m’ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu’à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux.

C’est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d’une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée.

Je sais depuis que l’Amour est le secret de la vie, le secret de Dieu et que Celui-ci est cette Lumière splendide et merveilleuse, ainsi que l’énergie qui imprègne l’univers.

Je crois en une religion sans frontière, celle de l’amour qui est au coeur de chaque être et qui, au-delà des dogmes, amène l’homme à se transformer de chenille en papillon.

Et je sais qu’ il n’y a que la Vie.

***

C’est pour moi un tâche ardue que de tenter d’exprimer l’impact d’une telle expérience dans ma vie de tous les jours. Il ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n’est pas "Cela". C’est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l’incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l’âme.

Ce que je peux dire c’est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu’il y a une autre réalité, un monde de lumière et d’amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie !

Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n’existe pas, qu’elle est la grande illusion. Il n’y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude.

Le regard sur la vie change totalement

Alors, c’est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérente, porteuse de sens. Son but est d’évoluer vers cette perfection, cette plénitude.

Je sais désormais que le but de ma vie n’est pas uniquement d’acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d’incarner sur cette terre tout l’amour et toute la sagesse du ciel.

Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j’ai vue et qui m’attend .

C’est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c’est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d’une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l’humanité afin qu’elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l’a fait en moi.

J’ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m’implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l’essentiel.

Il m’arrive de plus en plus souvent de sentir s’il est bon d’aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s’il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n’est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l’âme ; peut-être en aidant celle-ci à s’éveiller. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu’en soi-même.

Le fait d’avoir vu que cette vie n’était qu’une phase transitoire dans la progression de l’âme m’a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l’humanité, tout en l’aidant le mieux possible.

Position par rapport à la religion

En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l’Amour, celle qui est au cœur de chaque être. J’ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l’institution religieuse.

J’ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l’homme mais le plus important pour moi, c’est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l’amène à la grande expérience qui est l’expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation.

Cette expérience m’a permis d’être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir".

Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu’elle est un don du ciel pour évoluer.

Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d’une fleur, d’un paysage, d’un enfant qui s’éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu’avant la présence d’une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j’en ai les larmes aux yeux. J’aspire à retrouver l’unité éprouvée durant l’expérience où j’étais dans le tout et où le tout était en moi.

Vivre après cette expérience

Il y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L’une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l’expérience. En effet, j’avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j’étais si comblée et dans une telle plénitude que j’aurais voulu toujours garder cet état.

J’aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n’ont pas cet idéal, faute d’avoir vécu l’expérience.

C’est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous.

Le temps a passé et avec plus de maturité, j’ai compris qu’il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu’il y aura toujours un décalage entre l’idéal et sa réalisation.

Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l’équilibre et l’harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. Il n’est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage.

Il a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu’il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu’il sache que je l’aime tel qu’il est, sans avoir besoin de changer quoi que ce soit à ce qu’il est. Il faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d’amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d’être dérangé.

Ma plus grande difficulté, tout au long de ces années, a été de vivre à l’intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l’intérieur de moi était important. Mes enfants avaient besoin, avant tout, de l’aspect familier et sécurisant de leur maman pour leur équilibre personnel et je craignais que mon aspiration intérieure ne risquât de les désorienter. J’ai dû doser progressivement et les protéger. Ils sont adultes maintenant, proches de moi et au courant de ce que je vis, mais ils me disent qu’ils ont du mal à m’imaginer autrement qu’en ma fonction de maman. Il ont besoin que je sois avant tout leur mère.

Ce qui a été très troublant, c’est que l’on m’a demandé de partager cette expérience, donc de m’absenter parfois de chez moi lorsque mes enfants ont quitté le nid, pas avant, comme si l’intelligence divine respectait mes devoirs envers eux.

J’essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j’ai besoin de beaucoup de solitude, j’aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m’ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J’ai un besoin très fort d’authenticité, de vérité, d’innocence même. Je me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. L’on m’a déjà demandé si j’avais des "pouvoirs". Je ne les recherche pas car ils peuvent être un piège pour l’ego et celui-ci est si futé .Il y a la voie des pouvoirs et celle de la paix. Mais, s’il m’en était accordé un, j’aimerais que ce soit celui qui aiderait les autres à changer de conscience.

Je n’oublie pas qu’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre, que c’était imminent, qu’Il était la plénitude de vie en potentialité dans chaque être humain. J’ai pleuré car j’ai pensé que si nous permettions à cette partie en nous de s’éveiller, de grandir en conscience, alors ce serait le ciel qui viendrait sur la terre et ce serait la fin de nos tribulations.

Cette expérience m’a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j’ai pensé que c’était plus fantastique que ce que l’on pouvait imaginer et que l’avenir nous apporterait de grandes surprises .

Alors, évidemment, c’est tout un sensorium intérieur qui s’est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l’expérience. Des sujets qui m’étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l’espace et le temps, le mystère de la création, l’énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc. L’amour, dans mon expérience, était de l’amour-connaissance et j’essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m’ouvrant à l’autre en "étant" tout simplement. La découverte que l’amour-sagesse est la vie de l’univers, est mon trésor à moi et j’aimerais qu’elle soit le trésor de tous. Imaginez au cœur de la politique, de l’armée, de la finance, de l’éducation, des institutions "l’amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l’homme serait assuré.

La croissance intérieure

J’en reviens à l’expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l’appel de l’âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l’exigence de vivre vrai, de cette vérité de l’âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu’un faisant la même démarche, d’où l’obligatoire solitude et le silence .

Mais je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. S’il n’a pas été facile à un certain moment de ma vie d’en parler sans susciter l’ironie, l’indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l’épreuve était nécessaire pour "tremper l’acier". Vivre vrai, sans renier l’expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j’aurais eu l’impression de mourir.

Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j’ai l’impression que j’aurais risqué de vivre d’une façon superficielle et de passer à côté de l’essentiel.

Quand on est sur le chemin de son âme, l’on s’aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu’elles sont éducatives mais l’on s’aperçoit aussi que l’on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Je dis aussi merci du fond du cœur à tous ceux qui ont été là, mon mari et mes enfants, et grâce à ce qu’ils sont, m’ont permis de réaliser ce que je suis .. Merci en particulier à mon mari qui, dans l’ombre, me soutient et m’accompagne dans un service commun. Sa retraite n’est pas aussi paisible qu’il l’aurait souhaité ; mais il est ma force bien plus qu’il ne peut l’imaginer.

Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d’Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi.

Roland de Jouvenel a dit à sa mère "Maman, on se nourrit de ce que l’on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d’or de ma vie. J’ai la conviction profonde que je n’ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous.

Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j’aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le cœur des gens soient devenues des pierres précieuses.

Nicole Dron

Pour lire les premières pages de son livre (sorti fin 2009), voir une vidéo, connaître l'agenda de ses conférences, rendez vous sur son site  : http://www.nicoledron.com/ 

 

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:45

La 1ère loi biologique de la Médecine Nouvelle

La Loi d'Airain du cancer

L'expression "Loi d'Airain du cancer" est liée à l'histoire. Au tout début, je cherchais "seulement" les tenants et aboutissants des maladies cancéreuses. Lorsqu'en 1981, à Oberaudorf près de Kufstein (3 ans après mon propre cancer), je fis la découverte de la 1ère loi biologique, je la nommai "Loi d'Airain du cancer", avec ses 3 critères.

A l'origine, on comprenait par cancer une tumeur avec forte multiplication cellulaire. On pensait que les cellules cancéreuses "migraient" et pouvaient créer d'autres tumeurs à d'autres endroits du corps humain, les "métastases" qui finalement n'existent pas. Lorsque l'on fut de plus en plus souvent confronté avec les "métastases" osseuses, qui sont tout le contraire d'une multiplication cellulaire puisqu'il y a lésion de l'os, on ne sut plus trop ce qu'était vraiment un "cancer". Le doyen de la faculté de Tübingen répondit au juge en 1986, lors du procès d'habilitation, que le cancer se composait de grosses cellules avec un noyau important et des mitoses (division cellulaire). Toutes les cellules sont, bien sûr, grosses avant de se diviser, presque le double des autres, et leur noyau est également deux fois plus gros qu'auparavant. Puisque d'un noyau en seront issues deux et, d'une grosse cellule, deux normales. On croyait également que les métastases osseuses, c'est-à-dire des cavités osseuses, d'où des millions de cellules avaient "disparu", au lieu d'avoir créé de nouvelles cellules, ne pouvaient guérir et ne pouvaient se combler à nouveau de tissu osseux (et de cal). C'est alors que les radiologues purent constater que chez certains patients, qui présentaient auparavant des nécroses osseuses, apparaissaient plus tard aux mêmes endroits sur leurs radios des tâches blanchâtres. Non seulement il y avait plus de tissu osseux qu'à l'origine (trou), mais de surcroît, il y avait plus d'épaisseur que sur un os sain. On nomma ces zones blanchâtres, par opposition aux nécroses osseuses, "métastasesmétastases ostéoclastes" (agents destructeurs de la substance osseuse). ostéoblastiques" (assurant la formation de la trame osseuse). Les nécroses osseuses furent appelées "

Personne n'y comprenait plus rien. Les métastases ostéoblastiques n'étaient en fin de compte que la guérison de la nécrose osseuse, tout comme l'ostéosarcome. On ne parlait d'ostéosarcome que lorsque l'on ouvrait le périoste, par exemple pour faire un prélèvement. Le cal qui se formait pour combler la cavité et qui faisait pression à l'intérieur de l'os et bombait le périoste (très douloureux), se répandait lors de l'intervention sur les tissus avoisinants, et les cellules du cal grossissaient et durcissaient le tissu. Il y avait alors un "demi-os" que l'on nommait ostéosarcome.

Comme toujours lorsque la connaissance fait défaut, des dogmes sont créés. Tout fut réparti en "bénin" et "malin".

C'est en 1981 que j'ai fait savoir que le cancer, contrairement à ce que l'on pensait, provenait d'un choc psychique inattendu, choc qui prend l'être humain ou l'animal "à contre pied", ce que j'appelle le choc conflictuel biologique ; ce cancer se développe tant que le conflit biologique existe et il pourrait, dès que le conflit cesse et, si on laissait faire la nature, disparaître spontanément.

Laisser faire la nature, c'est par exemple accepter la présence de mycobactéries, ne pas intervenir sur le périoste, ne pas faire de chimiothérapie, de rayons, de morphine. Tous ces traitements ne sont pas biologiques et dérangent le cycle de la nature qui fonctionne depuis des millions d'années. Ils sont responsables des statistiques du Centre de Recherche Sur le Cancer allemand, de Heidelberg à savoir : 98 % des cancéreux traités meurent dans les 7 ans, 95 % décèdent déjà au bout de 5 ans.

Avec la Médecine Nouvelle, 95 % des patients qui ne sont pas traités (pas de chimio, etc...) survivent. Chez les animaux, nous parlerons de 80 à 90 % de guérisons spontanées si nous laissons faire la nature. Avant 1981, nous avions de nombreuses théories quant à l'origine du cancer, mais personne ne croyait possible qu'il puisse survenir lors d'un choc conflictuel biologique extrêmement brutal, dramatiquement vécu dans l'isolement. Néanmoins, cette hypothèse fut déjà citée il y a plusieurs siècles ainsi que dans l'Antiquité, mais elle était depuis tombée dans l'oubli et considérée comme "non scientifique" . Je dois être franc : à l'époque, je ne connaissais pas la 5ème loi biologique. Ce n'est pas pareil avec le DHS (Dirk Hamer Syndrom) lors d'un conflit biologique ! Le DHS a beau vous prendre à "contre pied", il offre également une ouverture et la chance de compenser cette "panne". Sans le DHS, cette chance, utilisée dans 95 % des cas, ne serait pas donnée. De là vient le programme biologique bien-fondé de la nature, appelé SBS (programme biologique spécial), une chance de "rattraper" le moment d'inattention.

Il est très important, cher Lecteur, que vous compreniez parfaitement le DHS, ainsi, vous aurez compris la moitié de la Médecine Nouvelle. En effet, le DHS sera le pivot, le pôle de toute médecine à venir.

1er critère

Tout cancer ou maladie équivalente du cancer est un programme biologique spécial bien-fondé (SBS) et débute par un DHS, c'est-à-dire un choc conflictuel biologique extrêmement brutal, dramatique, vécu dans l'isolement. Il se situe aux 3 niveaux : psychique - cérébral - organique.

Tout ce qui n'est pas cancer est équivalent du cancer. Je veux parler là de toutes les "maladies" existantes, sachant que ce que nous appelons aujourd'hui "maladie" est toujours une phase de conflit (actif ou solutionné). Nous pourrions l'appeler maintenant : La Loi d'Airain de toute la médecine. (Mais nous garderons sa dénomination de l'époque).

Le psychisme, le cerveau et l'organe constituent tout l'organisme. Nous classons l'organisme en trois niveaux pour mieux travailler à chaque niveau de façon scientifique et biologique. Puisque le DHS a une incidence synchronisée sur les 3 niveaux, nous devons le retrouver à chaque niveau. Puisque nous voulons et devons ultérieurement reconstruire le DHS, le fait de pouvoir le retrouver aux trois niveaux est une grande chance pour nos recherches et investigations du psychique et de l'organe. Le DHS déclenche tout. A l'instant précis du DHS sont fixés une fois pour toutes la localisation au cerveau et la localisation du cancer ou équivalent dans l'organe. Mais un autre point important est à remarquer : ce sont les "rails" dont je parlerai plus amplement. Tout ce que l'individu ressent au moment du DHS, que cela touche la vue, l'ouïe, l'odorat ou le toucher, ainsi que tous les différents aspects de son conflit, restent ancrés en lui, et se laissent plus ou moins bien voir sur une tomographie cérébrale. Par exemple, une femme droitière de 40 ans surprend en flagrant délit son mari avec une belle jeune femme de 18 ans dans le lit conjugal. Si elle aime son mari, elle va vraisemblablement faire un conflit d'ordre sexuel, mais elle va également faire un conflit de dévalorisation par rapport au partenaire, avec une décalcification de l'épaule droite. S'il ne s'agit pas d'une belle jeune femme, mais d'une prostituée, le conflit sexuel sera toujours présent, mais se rajoutera un conflit avec le partenaire, qui entraîne un cancer du sein droit, et un conflit d'écoeurement, puisqu'une prostituée était couchée dans le lit conjugal, avec un conflit de dégoût (hypoglycémie) du fait de l'écoeurement ressenti.

Tous ces différents aspects, qui fonctionnent presque comme le conflit biologique lui-même, avec les différents "rails", sont maintenant présents. Ce qu'il faut comprendre par "rail" : chaque fois que nous ressentons à nouveau un des éléments du conflit, nous revivons le conflit initial et nous retournons dans le rail. Exemple : la couleur des cheveux, la forme du visage, la silhouette du torse de la "maîtresse" du mari, son odeur, son parfum, sa voix, etc... rappellent le conflit initial. En cas de rencontre ultérieure avec une femme lui rappelant cette "maîtresse", l'épouse se retrouve instantanément sur le "rail". Cela "réveille" tout le complexe conflictuel. C'est pourquoi la recherche du DHS est absolument essentielle pour le Diagnostic. Il ne suffit pas de trouver le DHS, mais nos étudiants doivent dépister également tout souvenir ou sensation du malade, car ils sont très importants. Nous ne pouvons comprendre certaines récidives que si nous connaissons les "rails" que le DHS a posés.

2ème critère

A l'instant du DHS, c'est la teneur du conflit biologique qui détermine aussi bien la localisation du foyer de Hamer au cerveau (F H = configuration en forme de cible au niveau du cerveau et de certains organes) que la localisation du cancer ou équivalent (SBS) dans l'organe.

Le 2ème critère précise en fait la dernière partie du 1er critère : la teneur conflictuelle du conflit biologique et la localisation au cerveau comme dans l'organe sont déterminées à l'instant même du DHS Le conflit biologique est synchrone aux trois niveaux, à la seconde près : on peut le constater, le voir, le mesurer !

Le patient ne peut pas ne pas voir le DHS sur le scanner s'il sait de quoi il s'agit, et il en va de même pour le médecin. On ne peut pas ne pas voir une configuration en cible sur une tomographie cérébrale. A la seconde même du DHS, l'organe est également affecté par une multiplication cellulaire ou, dans d'autres cas de cancers, par une perte cellulaire, qui conduit à un ulcère ou une nécrose (tumeur de la peau ou d'une muqueuse).

Comme nous l'avons déjà mentionné, nous avons maintenant pour la seconde fois la possibilité de prévoir le déroulement de ce que nous appelons "maladie" (et que nous reconnaissons comme une partie du programme spécial biologique bien-fondé prévu par la nature), tout comme nous pouvons également prévoir le déroulement d'une grossesse.

3ème critère

Le déroulement du SBS sur les 3 niveaux (psychique, cérébral et organique) à partir du DHS et jusqu'à la solution du conflit (s'il y a solution) et la crise épileptique ou épileptoïde, sont tout à fait synchronisés.

Ce troisième critère fait de la Médecine Nouvelle, depuis le début, une science au sens des sciences physiques, naturelles et biologique. Il nous permet de reconstruire et de reproduire chaque cas médical, ce qui n'a jamais été possible dans la médecine conventionnée.

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La 2ème loi biologique

Tout SBS suit une évolution biphasique à condition que le conflit ait été résolu.


Le schéma ci-dessus montre un SBS (programme biologique spécial bien-fondé) classique, lorsqu'il y a eu solution du conflit (CL). C'est le cas le plus courant, mais dans 5 à 10 % des cas, il n'y a pas solution du conflit, soit parce que l'individu ne trouve pas de solution, soit parce que la nature a justement prévu la non-résolution du conflit, pour pouvoir permettre la formation de groupes sociaux, que ce soit dans le milieu animal (troupeau, horde) ou dans la famille.

Le schéma ci-dessus montre que la normotonie (rythme jour-nuit) est transformée par le DHS en sympathicotonie permanente, ce qui correspond à un stress continu, stress qui durera jusqu'à la solution du conflit, où, lors de la conflictolyse, s'installe une vagotonie permanente. Nous pourrions traduire vagotonie par une fatigue ou un repos continuel. Cette vagotonie ne sera interrompue, à son point le plus bas, que par la crise épileptique ou épileptoïde, pointe sympathicotonique qui caractérise le revirement de la phase vagotonique, avec un besoin d'uriner important qui permettra l'élimination d'une grande partie des dépôts liquides. Le SBS se termine avec le retour à la normalité ou normotonie.

Tous les médecins ont dû, pour leurs examens, apprendre par coeur les "1000 maladies de la médecine" avec leurs symptômes et leurs thérapies. Nous connaissions environ 500 maladies "froides" (cancer, angine de poitrine, sclérose en plaques, dépression et troubles mentaux, etc...) et environ 500 maladies "chaudes" (infections, rhumatisme, leucémie, ostéosarcome, maladie de Hodgkin, etc...). Ce que nous avons appris comme "maladies" n'étaient qu'une phase du SBS pour les "maladies" "froides" de la sympathicotonie. Nous n'avions pas vu la phase "chaude" de la vagotonie (grippe ou autre "maladie" infectieuse) et pour les "maladies" "chaudes", nous avons manqué la phase "froide" ou nous l'avions, par erreur, identifiée comme "maladie" à part entière. Ainsi, nous ne pouvions comprendre la "maladie" et ne pouvions donc pas traiter le patient de façon vraiment scientifique.

Nous avons été jusqu'à l'absurde, lorsque nous avons par exemple identifié la crise épileptoïde de l'infarctus (pointe sympathicotonique au plus bas point de la vagotonie) comme une "maladie" à part entière.

Pauvres ignorants que nous étions, nous avons présumé 10 "maladies" en cas de cancer de l'os, bien qu'il ne s'agisse que d'un seul SBS :

Cancer de l'os = ostéolyse =

"métastases" ostéoclastes : plasmocytome, ostéosarcome, rhumatisme articulaire aigu, rhumatisme articulaire chronique primaire;

Nous n'étudierons pas encore la 5ème loi biologique de la Médecine Nouvelle : "la quintessence". Sinon nous devons reconnaître que nous avons interprété les "maladies" comme des manifestations malignes, des pannes d'une nature imparfaite, comme le mal, alors que les seuls maux étaient notre ignorance sans limite. La nature a toujours été parfaite !

  

La 3ème loi biologique

Le système ontogénétique des "maladies"

(cancer ou équivalents au cancer) en tant que SBS (programme biologique spécial bien-fondé).


On distingue dans le schéma ci-dessus deux zones, une zone inférieure jaune et une supérieure rouge.

La partie jaune correspond au cervelet, la rouge correspond au cerveau, comme vous pouvez rapidement le constater à gauche du schéma.

Les ailes (striées orange) forment le cervelet. Les rayures oranges appartiennent au cervelet mais également au feuillet embryonnaire moyen (mésoderme).

Regardons à nouveau le schéma : nous pouvons voir qu'au niveau du cervelet, la phase active du conflit se caractérise par une multiplication cellulaire ; puis, lors de la phase de guérison après la solution du conflit (CL), que nous appelons également phase post-conflictolytique (ou phase PCL), la tumeur sera éliminée par les mycobactéries (Tuberculose).

En ce qui concerne le cerveau (zone rouge), c'est tout le contraire : en phase active du conflit, il y a destruction cellulaire (nécrose et ulcère) et en phase PCL, ces nécroses et ulcères seront à nouveau comblés et guéris.

La restitution et la guérison des nécroses et ulcères en phase PCL ont été appelées cancers et sarcomes, puisqu'il y avait alors multiplication de grosses cellules et de gros noyaux (mitose) ; en fait, ceci était dans le but de guérir, mais personne ne le savait.

La clé du mystère est que nous devons également prendre en compte le feuillet embryonnaire et la localisation du relais cérébral spécifique à l'organe. Ainsi, nous pouvons maintenant classifier de façon très claire tous les cancers et maladies équivalentes du cancer (qui n'étaient donc à chaque fois qu'une des phases), et nous pouvons trouver par la même occasion les symptômes et les relations de la phase complémentaire.

Avec la 3ème loi biologique, nous pouvons comprendre les causes, la base de tous les phénomènes de la nature dans la Médecine :

  • nous pouvons comprendre, que les SBS de chaque feuillet embryonnaire sont des faits qui reviennent régulièrement chez nous comme chez toutes créatures, faits qui sont programmés dans notre cerveau depuis des millions d'années et qui se déroulent à peu près de la même façon, également depuis des millions d'années.
     
  • nous pouvons maintenant comprendre pourquoi ces phénomènes bien-fondés ont été créés par la nature de diverses façons, puisqu'il existe différents feuillets embryonnaires.
     
  • nous pouvons réaliser pourquoi nous ne pouvions comprendre le cancer, tant que nous n'avions par compris les tenants et aboutissants et avant tout, le mécanisme de création de notre évolution par rapport à nos programmes conflictuels biologiques. C'est pourquoi, dans notre ignorance, nous avions toujours prétendu que le cancer était insaisissable, malin, qu'il s'agissait d'un phénomène tout à fait incontrôlable et évoluant sauvagement, que personne ne pouvait le comprendre. Tout ceci était faux !

Le cancer et toutes les autres soit disant "maladies", que nous comprenons maintenant comme des programmes biologiques bien-fondés (SBS), sont tout ce qu'il y a de sensé, logique et compréhensible. Tout est régi par les 5 lois biologiques de la nature, comme je suis en train de vous l'expliquer. Ce qui est bien d'un point de vue scientifique, face aux 5 000 hypothèses non prouvées et impossibles à prouver de la médecine conventionnée.

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La 4ème loi biologique

Le système ontogénétique des microbes


Sur ce schéma, il est facile de faire la corrélation entre le feuillet embryonnaire de l'organe, le relais cérébral et les microbes.

Comme nous pouvions nous y attendre, les secteurs limites des feuillets embryonnaires se superposent : par exemple, les organes gérés par le cervelet comme le corium (derme), le péricarde (enveloppe du coeur), la plèvre (membrane entourant le poumon) et le péritoine (membrane tapissant l'intérieur de la paroi abdominale) sont "travaillés" par des mycobactéries (tuberculose), mais ils peuvent également être "aidés" par les bactéries, qui contribueront à la caséification sous forme de surinfection, terme que nous utilisions auparavant. Cette "aide" semble néanmoins limitée, elle semble ne s'étendre qu'au tissu conjonctif (interne) interstitiel au bord du corium ou du mésothéliome (nom donné au cancer du péritoine, de la plèvre ou du péricarde).

Nous considérons les microbes comme des agents "nuisibles" que nous devons à tout prix détruire. C'est insensé ! Nous avons un besoin urgent des microbes, de tous les microbes qui sont présents sous notre latitude. Si pour des raisons d'hygiène nous n'avons plus de mycobactéries (tuberculose), nous ne pouvons plus évacuer nos tumeurs en phase de guérison. Ceci a des conséquences désastreuses pour nombre de tumeurs.

Pour un cancer de la glande thyroïde par exemple, cela veut dire que, même si le conflit est solutionné, ne pouvant être évacué, une grande quantité de thyroxine continuera à être produite, ce qui est d'un point de vue biologique tout à fait insensé. La seule raison pour cet état de fait est l'absence de mycobactéries, qui normalement détruiraient la tumeur et rétabliraient le taux de thyroxine à la normale.

Il en est de même pour le cancer du gros intestin. D'énormes complications ne peuvent être évitées que par une intervention chirurgicale quand il y a absence de mycobactéries.

Les mycobactéries

Elles existent depuis presque aussi longtemps que les unicellulaires, donc depuis bien plus longtemps que les animaux ou l'être humain. Elles ont un rôle bien déterminé, elles doivent caséifier et détruire les tumeurs gérées par le cervelet dès le début de la phase de guérison (conflictolyse).

Mais tout comme les tumeurs qu'elles doivent "corroder" lorsque ces dernières auront rempli leur fonction, les mycobactéries se développent également dans la phase active du conflit (phase CA). Cela peut nous paraître étrange, parce que nous pensons presque toujours immédiatement aux bactéries comme le staphylocoque ou le streptocoque, et quand nous les cultivons, nous avons besoin d'un terrain chaud.

Maintenant, nous comprenons pourquoi nous ne pouvions pratiquement pas cultiver de mycobactéries sur terrain artificiel. Sur un terrain vivant comme l'embryon d'un poussin, leur croissance est faible, voire nulle. Nous avons élucidé le mystère : les mycobactéries (tuberculose) ne se développent que lorsque le bactériologiste, au cours de ses manipulations, inflige à l'embryon un conflit biologique actif. Mais comme il ne connaît pas la Médecine Nouvelle, il ne pouvait pas imaginer que ses manipulations puissent blesser l'embryon et être responsables de cette faible "récolte". Les mycobactéries étaient donc considérées comme non "cultivables".

Nous savons maintenant que les mycobactéries (tuberculose), appelées également bacilles acido-résistants puisque les acides gastriques ne peuvent les atteindre, doivent être là dès le DHS Si nous les recevons une fois la phase PCL enclenchée, elles ne nous servent plus à rien pour ce SBS précis, puisqu'elles ne peuvent se multiplier qu'en phase active de conflit. Visiblement, notre organisme, en parfaite entente avec son alliée la mycobactérie, ne produira que des bacilles acido-résistants nécessaires à la caséification et évacuation de la tumeur.

Pauvres de nous qui avons pensé devoir supprimer la tuberculose !

Les circuits de régulation de la nature ne peuvent plus fonctionner si nous jouons aux apprentis sorciers et supprimons certains éléments. Presque tout ce que nous avons fait en tant que "médecins des temps modernes" n'était que non-sens !

Nous comprenons également maintenant que les tests sur animaux tels que les cobayes, échappaient au bon sens puisque les résultats obtenus étaient souvent "faussement positifs". Je m'explique :

On injecte à un cochon d'Inde un résultat de centrifugation, par exemple un sédiment urinaire, dans la cavité abdominale, et ceci plusieurs jours de suite. Le cochon d'Inde fait l'objet d'un SBS avec cancer du péritoine, dit mésothéliome du péritoine. Le conflit : une attaque contre son ventre.

Si on laisse le pauvre animal 8 à 10 jours tranquille, le conflit se solutionne et la phase de guérison se traduit par l'apparition habituelle d'ascite. Si des bacilles acido-résistants sont également injectés dans la préparation centrifugée, l'ascite qui sera ponctionnée 6 à 8 semaines plus tard sera trouble et nauséabonde.

Il en va de même si le cobaye a contracté auparavant des bactéries tuberculeuses. C'étaient les résultats "faussement positifs".

Si en aucun cas des mycobactéries n'étaient présentes lors de la phase douloureuse active, le liquide de la cavité abdominale du cochon d'Inde était limpide et les tumeurs ne pouvaient disparaître.

Pour la Médecine Nouvelle, l'expérimentation sur les animaux est naturellement un pur scandale, abstraction faite de la torture infligée à ces pauvres bêtes. Les apprentis sorciers ne savaient pas ce qu'ils faisaient !

Les bactéries

Pour les bactéries, c'est différent. Elles appartiennent aux organes gérés par la moelle cérébrale (zone de couleur rouge) : il s'agit là du mésoderme (feuillet embryonnaire moyen). Tout comme les organes gérés par la moelle cérébrale, elles sont caractérisées par une division cellulaire en phase de guérison, c'est-à-dire qu'elles se multiplient durant la phase PCL. Pour cette multiplication, elles privilégient les oedèmes, c'est-à-dire un milieu liquide et chaud.

Si nous appelions jusque-là "abcès froids" les phénomènes de guérison tuberculeux (caséification de tumeurs), bien qu'ils aient lieu en phase PCL, les phénomènes dûs aux bactéries sont des abcès "chauds".

Je veux dire par là : les mycobactéries (tuberculose) appartiennent au niveau de l'ancien cerveau (jaune) et font comme toutes les tumeurs : elles se divisent en phase active de conflit.

Par contre, les bactéries appartiennent au niveau du cerveau (rouge) et font comme tous les organes gérés par lui, tout particulièrement comme ceux gérés par la moelle cérébrale : il y a multiplication cellulaire en phase de guérison (phase PCL). C'est pourquoi les bactéries ne se multiplient qu'en phase de conflictolyse (CL).

Les virus liés aux organes gérés par le cortex cérébral se multiplient exclusivement en phase PCL comme nous allons le voir plus loin.

Nous voyons donc que les microbes s'intègrent pleinement dans le processus biologique des SBS. Ils ont "grandi" comme nous et pour nous. Ils sont également un maillon de la chaîne, ce que nous ignorions. C'est pourquoi nous avons aveuglément essayé de détruire ces alliés par le biais d'antibiotiques ou de sulfamides.

Ce ne sont pas les microbes qui nous tuent, mais plutôt l'énorme oedème qui se forme au cerveau si le conflit dure trop longtemps.

Il y a une chose que nous devons encore découvrir : les bactéries peuvent "faire" et également dans une certaine mesure "défaire".

Les chirurgiens se servent de cette réalité qui fut découverte il y a déjà 50 ans. Par exemple, ils ouvrent une fracture comminutive par perforation avec une série de pointes permanentes et la laissent ouverte, car une fracture ouverte accessible aux bactéries guérit plus rapidement que si la plaie était fermée. Les bactéries facilitent donc la reconstitution, mais elles débarrassent les fragments d'os inutiles restants. Leur fonction principale reste la reconstruction.

Les virus

Ils ne s'agit pas d'organismes vivants à proprement parler tels que les bactéries, mais il s'agit de molécules protéiniques de nature complexe, qui se multiplient exclusivement dans la phase de guérison après la solution du conflit et qui aident à la reconstruction de l'ulcère de la peau ou des muqueuses. Il s'agit là uniquement des tissus et muqueuses de l'épithélium pavimenteux des feuillets embryonnaires internes (ectoderme). Ils semblent être des catalyseurs "amicaux", comme nous les connaissons en chimie : des substances qui de par leur présence, font effet mais ne transforment pas le processus chimique. Les virus seront, une fois le travail terminé, refoulés.

Toute phase de guérison, où des virus doivent intervenir quand il s'agit d'organes gérés par le cortex cérébral, se déroule beaucoup mieux en présence de virus. Si nous avons cru un temps qu'il fallait éloigner tout virus, il n'en est plus de même aujourd'hui : nous devons même veiller à ce que les virus correspondant à une certaine phase de guérison soient bien présents.

Nous ne savons pas encore si les virus sont transmissibles ou s'ils peuvent être produits par notre propre organisme (ils doublent en milieu protéinique, c'est clair).

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La 5ème loi biologique

La Quintessence

Ce que nous appelions "maladie" est maintenant considéré comme faisant partie d'un programme biologique spécial bien-fondé prévu par la nature au cours des temps (SBS).

Cette 5ème loi biologique ou "Quintessence" est l'âme de toute la Médecine Nouvelle. Certains l'appellent la "Medicina sagrada".

C'est vrai, la Médecine Nouvelle est en quelque sorte sacralisée par cette 5ème loi qui complète et concrétise la quintessence. Songez aux perspectives gigantesques qui s'ouvrent ainsi.

D'un côté, la "medicina sagrada" est infiniment scientifique, basée sur 5 lois biologiques.

D'un autre côté, elle nous ramène à l'ancienne médecine des prêtres d'Asclépios, qui était déjà à l'époque très humaine...

D'une part, il n'existe plus les "maladies" dans le sens où on l'entendait auparavant, puisque tous les symptômes que nous pouvons constater s'expliquent facilement et peuvent être maîtrisés sans peine dans la plupart des cas.

D'autre part, nous vivons dans un monde qui n'a vraiment rien de biologique. La "medicina sagrada" ne veut pas dire que nous sommes au paradis, loin de la souffrance et de la mort, en aucun cas ! Mais cette médecine intellectuelle que l'on prétend scientifique, sans âme, terne et sans compassion, peut être abandonnée par celui qui a compris les lois et règles de la Médecine Nouvelle et qui les respecte.

La médecine est devenue maintenant cosmique, puisqu'elle applique les mêmes lois aux êtres humains, aux animaux et aux plantes. Tout est déjà programmé pour chaque créature dans son "patrimoine". Nous pouvons aujourd'hui pour la première fois comprendre ceux qui nous entourent, les animaux et les plantes. C'est un privilège que de pouvoir vivre avec une telle conscience, de pouvoir respirer et partager avec tous ceux qui nous entourent.

C'est pour moi renversant de constater que la "maladie" est un programme spécial dont le sens est biologique. Cela remet en question non seulement les thérapies symptomatiques, mais en plus les rend absurdes. Qui voudrait encore intervenir après cette découverte dans les cycles merveilleux de la nature, dans ce programme spécial au sens biologique de la nature ?

Les "maladies" n'existent pas et n'ont jamais existé au sens où nous l'entendions. Ce ne sont que différentes phases d'un programme spécial bien-fondé (SBS) conçu par la nature.

Nous comprenons maintenant pourquoi 80 à 90 % des animaux guérissent spontanément d'eux-mêmes, même s'il s'agit de cancers. Les êtres humains guérissaient également spontanément auparavant et dans les mêmes proportions, avant qu'il n'existe la chimiothérapie, la radiothérapie, la morphine, toute cette médecine où règnent cynisme et cyanure de potassium, médecine qui panique le patient et le rend malade. Et nous comprenons maintenant aussi pourquoi 98 % de ces patients affolés meurent, alors que 95 % des patients soignés par la Médecine Nouvelle survivent !

 

Pour en savoir plus, cliquezlink

 

 

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 08:25

xange5

 

 

Lorsque les occidentaux arrivèrent en Afrique, ils trouvèrent qu’à l’intérieur de ce grand continent et comme partout ailleurs dans le monde, il existait  une multitude de peuples  aux ressources naturelles, climatiques et spirituelles différentes.  Or parmi ces peuples, il existait au centre de l’Afrique, le peuple Béti.

 

Nous savons qu'il est voulu par le Créateur que les choses soient ainsi faites , car cela profite tout particulièrement aux esprits humains, qui sont ainsi incarnés dans ces différents peuples et ces régions selon leurs affinités et leurs maturités respectives. Il est également voulu  que ces peuples puissent s’exprimer dans la  transformation selon leur genre de leur milieu naturel. Ce qui devient alors  leur bien propre, les identifie et devient leur culture.

 

Ainsi toutes ces cultures, si différentes, se soutenant mutuellement, doivent faire s’élever, dans l’harmonie, des accents d’allégresse à la Gloire du Très Haut.

 

 

Ainsi, tout comme sur terre des cultures de maïs, de riz, de blé, de mil...etc., s’adaptent et s’élèvent dans des régions différentes du monde, les différents peuples de la terre doivent aussi s’élever de celle-ci  par la force de leur esprit tout en s’adaptant aux lois naturelles de leur environnement naturel avec lequel il leur faut trouver un équilibre tout en essayant d’entrainer ce milieu vers le Haut, vers le Royaume spirituel.C’est cela leur mission.

 

 

Nous convenons ainsi, qu’objectivement, aucun peuple n’a le droit d’imiter un autre. L’imitation par un peuple d’une culture différente est absolument insensée ! Un peuple qui passe son temps à imiter la culture des autres peuples, ou qui fait de cette imitation des autres cultures, son mode de vie est un peuple qui régresse et n’occupe pas sa place. Il ne peut en être autrement car un tel peuple,  sans bases  spirituelles, sans identité est un peuple qui se meurt spirituellement. Il n’a aucune maturité, peu importe le genre de raisons que son intellect ergoteur et astucieux lui donne.


Il en est ainsi et pas autrement. Il n’a pas droit à la vie !


 

Le Seigneur n’a jamais voulu qu’il existe un genre de super culture mondiale qui de plus est, une culture basée sur le matérialisme comme c’est le cas aujourd’hui avec la « culture »  que promeuvent les institutions financières et les marchés soutenus sans toutefois l’avouer ouvertement ou par ignorance, les savants intellectuels, les politiciens, les journalistes,  l’Eglise dans une argumentation historico- dogmatico -géopolitico- scientifico- économico douteuse qui fait « l’affaire » du malin  et dont l’intention est de conduire l’humanité à la posthumanité avec ses homme augmenté par la technologie et l’immortalité biologique commerciale. Ce qui pour ces ténèbres est une étape majeure.

 

Ne s’agit-il pas pour elles, ici une fois pour toutes, d’enterrer dans la réalité  les talents (l’esprit et ses valeurs) dans le mouchoir (la matière) en se moquant  de La Volonté du Seigneur avec une humanité qui se rend coupable par son sommeil?


 

Ceci dit,  la seule chose  pour les esprits humains  et les peuples qui leur  est commune, c’est La Sainte Parole sacrée pour Laquelle Le Seigneur ne cesse d’envoyer Ses serviteurs afin de préparer l’homme. Il s’agit ici  de l’aider afin d’accueillir Celle-ci dignement.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME BETI DANS SA TRADITION

 

 

Lorsque l'homme blanc,étant incontestablement le plus évolué,  dont la mission aurait été normalement d’apporter La Parole Sainte à l’Afrique et de préparer l’homme africain à recevoir le Fils de l’Homme arrivèrent, ils trouvèrent que mán béti (l’homme béti), menait sa petite vie qui consistait à développer et à conserver les valeurs qu’il s’était acquise, sur le plan spirituel ou plus précisément dans ses contacts avec la nature et les plans de l’au-delà,  toutes chose qui lui avaient déjà donné une identité et une culture propre

 

L’’identité et la culture de man Béti voulaient que :

 

Mán béti ane akab. autrement dit, l’homme béti, le vrai, devait avoir un sens élevé du partage ; il devait être « large » pour être reconnu des siens!  C’est ainsi qu’à l’époque par exemple, les gens mangeaient dehors, depuis la cours de leurs cases, ils invitaient cordialement les passants à venir partager leur repas. En général, l’histoire nous apprend que contrairement à ce que beaucoup peuvent croire aujourd’hui, le voyage en pays béti était loin d’être ennuyeux sans les automobiles. Même s’il prenait des semaines, l’homme était partout bien accueilli, il recevait partout gîte et couvert ,étranger ou non.


On pouvait trouver par exemple une femme même sans enfants propres à elles,  qui s’évertuait à préparer toujours des grands mets pour les enfants inconnus qui rentraient de l’école, qui faisait l’effort de puiser de l’eau qu’elle plaçait pour ceux-ci au bord de la route...etc., en général, on rencontrait souvent des régimes de bananes aux bords des routes pour les voyageurs.

 

Mán béti ane idzori nyol c'est-à-dire qu’il est humble

 

Mán béti ane mewóg c'est-à-dire qu’il écoute la voix de la sagesse

 

Mán béti ane abiáli, avúmen ceci veut dire que l’homme béti doit trouver sacré le moindre liens de sang qui l’unit à ses frères et sœurs partout dans le monde.  Qu’il devait tout faire pour garder pur ce lien qui s’étendait sur plusieurs générations et se battre pour l’épanouissement de chacun de tous ceux qui, avec lui,  portent en eux ce lien.

 

L’homme Beti, ne devait jamais abandonner à lui-même l’un des siens quel que soit la circonstance où il se trouve ; joyeuse ou malheureuse. Ce sentiment d’abiáli et d’avúmen faisait aussi que l’enfant n’appartenait   pas foncièrement au géniteur mais à tout le monde porteur du lien de sang appelé à  l’élever et à le nourrir. A titre d’exemple, les enfants pouvaient dormir dans n’importe quelle case du village et recevoir le même amour partout.

 

Mán béti ane olúgú ceci signifie l’homme béti devait être un champion dans l’art de témoigner le respect  à l’autre. Cela se justifie par le fait que les Beti s’appelle Nti c'est-à-dire seigneur.

 

Mán béti ane ntómba ; veut dire que l’homme béti est partout reconnaissable pour sa noblesse.

 

Man béti a yem nkóbo veut dire que l’homme béti doit être partout reconnaissable par son savoir parler et son éloquence.

 

De façon générale le béti n’est l’esclave de personne et de rien.

 

D’ailleurs chez les Beti, il n’y a à proprement parler pas de chef, mais plutôt des guides appelés zomloa s’il s’agit d’un homme et asouzoa s’il s’agit d’une femme qui étaient des personnes sur qui le peuple s’appuyait.  Le Béti est un seigneur ; un noble et même de par ses observations et expériences dans la nature, il sait que idu isë inë ntómba a mbil woé(chaque souris est grand et noble dans son trou).


Mbi Ntoúm (littéralement celui qui tient le bâton au niveau de son clan). Le Mbi Ntoúm a entre autre pour rôle de présenter aux peuples du monde, les résolutions prises en assise(appelée isoak). 

 

 

Chez le Beti, être matériellement riche ou pauvre en soi ne compte véritablement pas. Riche ou pauvre, chacun doit être avant tout ntómba(noble).

 

Etre riche, ábi akúmá ce qui fait de vous un nkukumá ne vaut que pour vous et vous êtes méprisables si vous n’êtes pas en même temps avúmen (ne reconnaissez pas les vôtres).

 

Les Beti reconnaissent beaucoup plus un nfáñ möt  mot qui a un double sens et qui signifie dans le premier sens un vrai homme et dans le second, un homme qui est fortement uni aux siens.

 

La richesse matérielle ne prouve rien chez le béti. Un homme peut être matériellement pauvre et être nfáñ möt. Or un nfáñ möt ne peut pas se vautrer dans la nourriture, se quereller et se battre pour des histoires de nourriture, se faire trainer et bousculer jusqu’au ridicule à gauche et à droite pour des histoires d’argent jusqu’à perdre son statut de ntomba qui caractérise un seigneur. La richesse matérielle ne peut donc servir que d’instrument pour renforcer dans l’émulation que celle-ci procure, les qualités citées plus haut.

 

Rien ne peut enlever au Beti son sentiment d’appartenir à la race des seigneurs. Ainsi les Beti ne s’appellent pas directement par leurs noms. Ils ajoutent à ce nom le mot nti (seigneur), ainsi, nous avons les Nti Owona, Nti Zambo, Nti Zang... ce sont des véritables seigneur de la forêt.

 

Or, si les Beti sont des seigneurs, ceci ne signifie pourtant pas qu’ils ne croient pas en Dieu !


Les Beti croient en Dieu, ce que l’arrivée de l’islam avant l’évangélisation a eut du mal à comprendre et à accepter chez ce peuple.

 

Man Béti a yem Ntondobe,  a yem Nkombot littéralement, L’homme Beti connaît le Tout Puissant, il connaît le Créateur. D’autre part, Man Béti a yem na’a bewu ba kat bar zu. Cela signifie qu’il croit également à la réincarnation.

 

Enfin, une chose caractérise aussi le Beti, c’est que man Béti a diñ kig ndzoañ. Autrement dit, il n’aime pas qu’on le déroute mais plutôt la franchise. D’autre part  la propreté  est pour eux une règle d’or.

 

A-t-il vécu conformément à ces valeurs, alors, lors de son deuil, on lui joue l’ « Esani » qui est la mémoire des valeurs spirituelles du peuple Beti, le chemin à suivre laissé par les ancêtres pour célébrer l’exemple, le modèle d’homme, le mérite, le héros Beti(héros parce qu’il fut un exemple pour les autres)  qui doit rentrer vers Zamba nom donné à Dieu. Car Zamba inya abëlë (c’est à Lui que tout appartient).

 

 

Tout ceci pour dire que Man béti était parvenu à la reconnaissance du fait qu’il était originaire des HAUREURS.


Sa façon de vivre prouve qu’il essayait de vivre afin de pouvoir y retourner un jour dans la dignité et qu’il essayait d’incarner cette façon de vivre dans sa vie terrestre de tous les jours. Mais à la réalité, les Portes du Paradis ne pouvaient pas de façon générale encore être ouverte au Beti car seule une bonne connaissance de la Sainte Parole et sa mise en pratique est le chemin pour tout homme, comme pour tout peuple. Or à cette époque, le Beti n’avait pas encore La Sainte Parole et devait par conséquent attendre son arrivée par l’intermédiaire de l’homme blanc dont c’était la mission, étant le plus évolué dans cette connaissance en cette époque.

 

 

 

                 LA MAUVAISE RENCONTRE

 

 

 

C’est dans les conditions citées ci-haut, et après avoir fuit la religion musulmane au nord du pays avec la légende de la traversée du fleuve Sanaga (ngan medza), que le Béti sans le savoir, dans la guidance de l’Amour du Seigneur part à la rencontre de l’homme Blanc sensé lui apporter la Parole vivante de Dieu qu’il se devait déjà, de vivre de façon exemplaire.

 

Or entre temps, ceux-ci avaient déjà sombré et failli, dans un intérêt purement matérialiste, ils faisaient déjà uniquement commerce de la Sainte Parole de Dieu  sous la forme de la Bible à travers leurs Eglises.

 

Déjà, tous les croyants  dans leurs propres pays étaient dupés sans se rendre compte de la supercherie dont ils étaient devenus des victimes serviles. Les hommes blancs ne réussirent pas à être des exemples, parce que  d'autre part la Bible qu'il avaient  est un témoignage de la PAROLE donnée pars le Fils de Dieu, JESUS.

 

S’il existe un peuple qui fut tout particulièrement victime de cet aspect des choses et qui fut  ici dupé, ce fut le peuple Béti car il était déjà prêt à recevoir cette  Sainte Parole. Que l’Eglise avait déjà failli parce qu’elle s’était assise et même endormie sur Le témoignage de la Parole, et n'avait pas reconnu la Parole par la suite, il ne pouvait le soupçonner.

 

Ces beaux chants qui lui semblaient un écho familier des hauteurs lui ravirent et c’est avec eux qu’on lui subtilisa avec une extrême facilité  tout ce qu’il avait et s’était acquis.

 

La mauvaise nouvelle aujourd’hui, quand on écoute les échos en provenance du monde entier, vient du fait qu’en ce début du troisième millénaire, l’église entend prendre un nouveau souffle en Afrique.

 

L’Afrique va-t-elle une fois de plus être en arrière à l’heure du nécessaire réveil spirituel en cours, et continuer à jouer avec des babioles du genre de celles qui permirent d’envoyer ses fils en esclavage?

 

Son destin, pour une fois de façon inédite, malheureusement la dernière repose  entre ses mains.

 

 

 

 

 

 

LE PEUPLE BETI  AUJOURD’HUI, UN TABLEAU EFFRAYANT


 

S’il est mot à mot vrai que dans la Grâce divine, chacun d’entre nous, chaque peuple, tient aujourd’hui entre ses mains son destin, force peut aussi être de constater que les ravages que les ténèbres firent sur notre humanité sont  dans tous les domaines au bas mot incalculables.

 

Si nous prenons par exemple le cas des descendants des Nobles Beti. Que valent t-ils donc encore aujourd’hui ? Qui mérite encore l’Esani ?... 

 

L’homme Béti d’aujourd’hui, qu’il soit au village ou en ville a  perdu tous ses repères, et traine à longueur de journée arrogant du haut de sa foi aveugle pour laquelle il se bat. Que vaut encore pour lui le fait d’être Ntomba, que vaut pour lui d’être Nfañ mot, avumen... essentiellement des paroles vides de sens, au profil du matérialisme crasseux que promeut l’intellect dans lequel il vit et se complaît.

   

    Aujourd’hui, comme  tous les autres peuples,  le Beti se retrouve sans repère. L’arrivée de la colonisation  est sensée nous avoir civilisée mais, le peuple a cessé d’évoluer depuis lors au niveau de ses valeurs spirituelles et aujourd’hui à l’ère de modernisme, le Beti tend plutôt à régresser de façon significative. L’exemplarité disparaît au profit de la réussite sociale à tout prix.

 

 L’homme Beti dans sa noblesse d’esprit ne devais être qu’un héros parce qu’en parlant d’exemplarité on  parle également d’héroïsme. L’histoire et l’Esani nous révèle que l’homme Beti doit porter de façon vivante en lui l’exemplarité : donc être un héros. C’est également ce qui justifie l’absence d’un chef  chez les Beti parce qu’étant tous des seigneurs, ils se devaient de le rester.

 

   L’appel au réveil est ainsi lancé au peuple Beti de  retrouver sa noblesse en abandonnant l’arrogance et l’orgueil qui a remplacé celle-ci, en faisant évoluer sa connaissance dans les les lois qui régissent la Création entière, car aujourd’hui la Vérité s’est incarnée sur terre et aujourd’hui tous les hommes de la terre doivent devenir libre et noble dans la connaissance de la Vérité.


Cette connaissance est la Sainte parole et elle seule est notre véritable  Zomloa. Le Grand Amour de Dieu nous a toujours guidé et protégé et se penche vers nous et sur tous les peuples de la terre dans Sa Justice pour le grand tri.

 

                      

Le règne où tous les habitants de la terre doivent être des seigneurs  a déjà commencé.

 

 

                             Fom, fom, fom,    Fom, fom

 

 

 

 

 

Sourcelink

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:37
EsinganN43

 

Yaoundé aujourd’hui est belle en couleur avec le développement de l’art floral qui gagne sans cesse du terrain dans nos petites habitudes. Heureusement pour nous on ne peut pas se le reprocher car, la fleur est un don du Très -Haut à travers les activités des petits êtres de la nature dont  parmi les plus connus nous avons les fées.

 

    Les fleurs étant des dons, nous  ne devons les cueillir qu’avec beaucoup de gratitude envers le Très-Haut, protéger leur beauté et les rafraichir avec soin car elles sont l’exemple de beauté à suivre pour chacun d’entre nous :

 

une beauté qui est agréable à regarder

rafraichissante par sa présence

un parfum doux et vivifiant

une beauté qui vibre dans la simplicité et l’humilité

 

La fleur naturelle aujourd’hui, avec toutes ces qualités envahie tous les espaces qui occupent une place de choix dans nos vies, elle est d’une présence qui épanouit et est le symbole même qui nous rappelle sans cesse l’idéal de ce que doit être notre vie, car il n’existe pas de paradis sans fleur, ni de fleur sans fées.

 

       A Ngona, à quelques kilomètres de la banlieue de Yaoundé, il existe un petit village où la culture de la fleur est un héritage qui se transmet de père en fils, et dont  Nti  Fabien Tama un noble Ba’a ba est l’un des dignes successeurs.

EsinganN24.jpg

 

 

     A Ngona dans son village, nous avons visité des champs d’asterEsinganN22EsinganN21 et les espaces marécageux qu’ils utilisent.

On y trouve également des espèces comme le spathilium,EsinganN23

 

 

 

 

 

 

 la langue d’éléphant-Inguguen en langue Ewondo, 

EsinganN25

 

l’oiseau de mer, EsinganN26

                                   EsinganN28la banane d’Indonésie,

 

 

 

 

 

 

 

la maginatat,

EsinganN29

 

 

 

                      la porcelaine,EsinganN36.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

le bec de canardEsinganN34

 

et quelques familles de feuillages.

                                                   EsinganN37

EsinganN33.jpg 

                                     EsinganN35

 

     Après le village, nous l’avons suivi au marché des fleurs au centre ville où il occupe un comptoir, pour nous présenter les différents usages qu’il fait de la fleur. Voici quelques exemples de bouquets.

                                                                 EsinganN43

EsinganN40.jpg

                                         EsinganN42

 

    Au niveau des services il présente :

 

EsinganN39La confection des bouquets

habillements des bureaux, des maisons, des salles de conférences ou de prières et bien d’autres encore

La création et l’entretien des espaces verts

Les gerbes de fleur.

 

 Concernant les livraisons des fleurs il les fait également sur commande.

 

    L’art floral est d’une très grande importance pour tout peuple, parce qu’il contribue à améliorer la qualité de l’individu et ouvre l’esprit vers les mondes de la véritable félicité, la véritable beauté. Plus que l’homme, la Femme est la fleur de nos foyers, les affinités devant se retrouver nous invitons la femme à encore s’ouvrir davantage dans la connaissance de l’art floral.

      Recevez avec joie ces beaux bouquets de Nti Tama dans vos foyers. Si vous voulez le contacter :

 

 

        Ecrivez nous à travers le contact de ce blog

 

 

 

  Le monde doit être comme un bouquet de fleur où dans toutes ses différences culturelles, tous les peuples doivent se retrouver pour faire un dans l’adoration du Très-Haut

 

                                                                                              Esingan Nkùl Beti

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:10

Depuis une semaine on ne parle plus que de ça : l’appel de 20 scientifiques au sujet des dangers du téléphone portable et des ondes.
Beaucoup d’informations, de précautions diffusés sur Internet et dans les médias français suite à l’appel en question sont déjà disponibles depuis plusieurs mois sur Danger Santé. L’opération est un succès, l’appel a permis de toucher de nombreuses personnes.

Après plusieurs demandes de la part de visiteurs, voici quelques informations sur ce communiqué de presse.

Extrait d’interview de D. Servan-Schreiber :

Question : Quels sont les arguments scientifiques qui tendraient à prouver les dangers des ondes des téléphones portables ?

Réponse : Il s’agit d’un faisceau d’arguments, que nous dénonçons dans l’’introduction de notre appel :
1) Les rayonnements électromagnétiques des téléphones portables pénètrent le corps, et en particulier le cerveau, et encore plus chez les enfants
2) Leurs effets biologiques néfastes sont avérés. En particulier l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et l’expression des protéines de stress dans les cellules.
3) Les études existantes selon lesquelles “aucune preuve n’existe de la nocivité chez l’homme”, ont porté sur des durées insuffisantes pour conclure quoi que ce soit. Les mêmes études auraient été incapables de mettre en évidence le lien entre le fait de fumer un paquet de cigarettes par jour et le risque de cancer du poumon.
4) Les rares études récentes qui ont suivi des personnes utilisant leur téléphone portable plus de deux heures par semaine pendant plus de dix ans observent, elles, un risque de tumeurs accru. Il serait de l’ordre de deux fois le risque d’un non-utilisateur.
On a donc toutes les raisons d’être inquiet et de préconiser des mesures de précautions, d’autant plus que celles-ci n’’empêchent pas l’utilisation d’un téléphone portable. Elles en guident simplement les modalités pour que celle-ci se fasse en sécurité (…)
Pour lire la suite de l’interview, c’est ici

 

L’appel contient une liste de 10 précautions à prendre :

1) N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.

2) Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à plus d’1 m du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m de distance.

3) Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

4) Il faut évitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode hors ligne qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.

5) Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.

6) N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil) qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).

7) Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de coté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).

8) Il faut évitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante).

9) Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).

10) Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (Débit d’Absorption Spécifique, il mesure la puissance absorbée par le corps).

Les 20 signataires de l’appel concernant l’utilisation des téléphones portables :

- Dr Bernard Asselain, Chef du service de Biostatistiques du Cancer, Institut Curie
- Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
- Dr Thierry Bouillet, Cancérologue, Directeur de l’Institut de Radiothérapie, Centre Hospitalier Universitaire Avicenne, Bobigny
- Pr Christian Chenal, Professeur Émérite de Cancérologie, Université de Rennes 1 et ancien responsable de l’équipe de recherche CNRS « Radiations, Environnement, Adaptation »
- Pr Jan Willem Coebergh, Cancérologue, Département de Santé Publique, Université de Rotterdam, Pays Bas
- Dr Yvan Coscas, Cancérologue, Chef du service de radiothérapie, Hôpital de Poissy à Saint Germain
- Pr Jean-Marc Cosset, Chef de département honoraire d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie, Paris
- Pr Devra Lee Davis, Chef du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittburgh, Etats-Unis
- Dr Michel Hery, Cancérologue, Chef du Département de radiothérapie, Monaco
- Pr Lucien Israël, Professeur Émérite de Cancérologie, Université Paris XIII, Membre de l’Institut
- Dr Jean-Loup Mouysset, Cancérologue, Polyclinique Rambot-Provençale, Aix-en-Provence, Président de l’association Ressource
- Pr Henri Pujol, Cancérologue
- Joël de Rosnay, Docteur ès Sciences, Ecrivain scientifique
- Dr Simone Saez, Docteur ès Sciences, ancien chef de Service du Centre de Lutte contre le Cancer Léon Bérard, Lyon
- Dr Annie Sasco, Docteur ès Sciences, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
- Dr David Servan-Schreiber, Docteur ès Sciences, Professeur clinique de Psychiatrie, Université de Pittsburgh, Auteur de « ANTICANCER », Editions Robert Laffont, 2007
- Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Aix-en-Provence, Président de l’Association Santé Environnement Provence
- Jacques Marilleau, Ingénieur SUPELEC, ancien physicien au Commissariat à l’Energie Atomique et au CNRS Orsay
- Dr Jacques Vilcoq, Cancérologue, Clinique Hartmann, Neuilly-sur-seine
- Dr Philippe Presles, Président Institut Moncey de Prévention Santé, Paris, Auteur de « PREVENIR », Robert Laffont, 2006

Actualité du Lundi 9 février 2009 :

C’est une grande nouvelle en France pour de nombreuses associations. Un arrêt rendu mercredi à Versailles : en vertu du “principe de précaution”, la cour d’appel condamne l’entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 09:00
Photo-048-copie-1.jpgLa jeunesse camerounaise aime son riche patrimoine culturel.Photo 067 

Elle constitue le fer de lance de la culture traditionnelle camerounaise.Photo 086Le rythme est dans son sang.Photo 070 

Ils ont choisi de protéger les richesses de notre paysPhoto 075

                               Aimons d'abord ce que nous sommes, dans  Photo 093                                                la fierté pour notre peuple


  Le chemin que nous choisissons demande beaucoup de courage  et beaucoup  d'espoir repose sur nous, la jeunesse camerounaise.Photo 096
Photo 051












Plus que jamais, soyons unis dans l'Amour et le respect pour notre noble cause
Photo 081

   Ces photos ont été prises ce mercredi 20 janvier 2010 lors de la séance d'entrainement de notre compagnie de danse traditionnelle Esingan Nkùl Beti à Yaoundé,Biyem-assi(Accacia). 
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Esingan Nkùl Beti
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:50

L’ « ESANI »,

RITE FUNÈBRE BETI, AU CAMEROUN

OU CÉLÉBRATION DU MÉRITE

 

Dans « esani », prenons d’emblée la partie « san ». En ewondo, le mot « san » revêt deux sens. D’abord, « briller » d’un éclat particulier, puis « danser » d’un pas distingué. L’éclat et le talent sont ici de haut niveau. Pour sa part, la finale « » suggère une idée plurielle : soit briller sur plusieurs, ou danser à plusieurs. Il implique un mort prestigieux et des survivants conscients qui apprécient. L’ « esani » traduit leur hommage posthume. Dans la foulée, il invite à pérenniser l’exemple.

 

A la nouvelle du décès, les plus proches se réunissent. De la concertation sortiront le nom du coordonnateur, la cellule ad hoc des préparatifs, la désignation des dates et lieux de la célébration. Notamment, on rassemble trophées, costumes ou « kaba », outillage, ustensiles de cuisine et autres appareils ménagers, diplômes et/ou distinctions honorifiques ; bref, tous les signes marquants, y compris la place dans la lignée, le rayonnement et le prolongement du mort sur l’arbre généalogique. Voici venu le moment d’un examen sévère sur la nature et la valeur de ses moyens. Aucune complaisance ni négligence sur le vécu quotidien du défunt qui peut avoir édifié ou non. L’unanimité prévaut.

 

A titre négatif, on peut invoquer les critères de l’âge et de la situation matrimoniale (célibataire, sans enfant). Mais les succès l’emportent surtout quand ils sont attribués à l’endurance, au courage, à la fécondité, à l’équité, à la créativité, à la générosité et à la solidarité ou relèvent de la sociabilité. Le résultat positif de tout cela se traduit – souvent dans la nuit – par des you you (ayenga) stridents prolongés. Les musiciens, trois à sept, attendaient là dans un coin, leurs instruments prêts mais muets :

Trois tam-tam (mi nkul) de dimension petite, moyenne, grande

Tambourin (mbè)

Tambour (ngom)

Castagnettes

 

Le coordonnateur fait déclencher l’esani solennel, exclusivement instrumental la nuit. Les premières notes égrènent toujours la clé du code patronymique (ndàn) du défunt. Celui-ci est identifié comme le fils (ou la fille) de la lignée du clan paternel, puis confirmé et précisé par celle de sa mère. Le tam-tam décline quelques qualités particulières au (ou à la) disparu(e) naguère connu(e) comme dynamique, efficace, mais désormais tenu(e) entre les mains de Dieu dans l’immobilité (Zamba nye abele, Zamba nye a bele : fom, fom, fom !).

 

Au cas où c’est ABANDA, on dira :

 

Ndàn :

« Ami(e), abstiens-toi de me dire, moi-même je verrai avec mes propres yeux ».

 

Suit l’annonce :

Il est le fils de la lignée ONDOUA AKOA,

le neveu maternel des mvog nomo

Rejeton mvog abana ba’ana (mvog mbi)

Né de mère mvog zambo, au village kamba II chez les bane,

 habitant le plateau situé entre les rivières ato’o et kombo.

Vous, tous les destinataires, venez voir le fils de votre postérité

que vous avez connu mais désormais dans la raideur de la mort,

fom, fom, fom » !

 

Les thèmes sur les performances du défunt nourriront l’ « esani » toute la nuit, par séquence de 15 à 20 minutes. Dans les intervalles, les femmes spontanément, improvisent des airs de triomphe dansant. Elles en interprètent beaucoup d’autres. Les lamentations et les pleurs se terminent sur le ton plaintif de « savoir qui la (ou le) remplacera » aux fins de continuer ses qualités et ses victoires.

 

Le tam-tam poursuit l’annonce relayée de loin en loin. Les concernés qui le pensent, prennent aussitôt la route. Le jour, ils arrivent par petits groupes homogènes aux abords de la place. Des hôtes les accueillent au rythme de l’esani ; ils sont introduits dans la cour aux emplacements indiqués et disposés d’avance. Les porte paroles respectifs délivrent leur message reprenant tel ou tel point des réalisations à l’actif du défunt, dans tous les domaines où il (elle) a exercé. La durée dépend de l’art de l’orateur et de l’adhésion de la foule (des centaines, parfois des milliers de gens). On a pu compter des dizaines d’interventions. Une séquence frénétique d’esani salue chaque intervention. La ponctuation est animée par des trémoussements cohérents du groupe intéressé.

 

Et les instruments de s’adresser au mort :

«Ô toi qui étais auréolé d’estime,

toi à qui réussissait toute entreprise, une inconnue t’a abattu.

 Aux remèdes, elle a résisté. L’étrange inconnue a refusé tout soin. Elle a rejeté toute proposition. Te voici révulsé, le regard figé, le corps immobile, la bouche bée.

 Va, courbé au cimetière. Courbé en deux, va sous les arbres sinistres, va dans la dignité, va dans la fierté des tiens,

fom, fom, fom ! ».

 

La séquence générale sera chantée, dansée et mimée par tous en plusieurs tours de la place, comme un défilé triomphal, mêlant les enfants, les femmes, les hommes, les adultes, les vieux, tous unis dans un même cœur. Au signal, on va mettre le corps en terre. La seule lamelle retenue du tam-tam émettra de manière décroissante : « fom, fom, fom, fom» !

 

L’esani reprendra à l’installation solennelle du successeur. Le nouveau chef de famille part ainsi avec un modèle bien connu et des plaques indicatrices à réguler vers la direction réputée la meilleure, jusqu’à son propre remplacement et ainsi de suite.

 

Le rite subit des influences en vogue aujourd’hui : l’usage tend à s’installer d’utiliser des moyens immoraux, voire amoraux pour se promouvoir sur l’échelle sociale, économique, administrative ou politique. Mais, subsiste le souci de contribuer à cultiver des valeurs fondamentales communes qui pourraient servir de repères à ce que la frénésie actuelle peut avoir d’excessif et d’aveugle. Peut-être est-ce pourquoi les célébrations religieuses intègrent ce rite « esani » dans leurs cérémonies pour que dure la vie ensemble.

 

Tsoungui Abanda  Sourcelink

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